fontainebleau-nature-environnement

Tous les potins de la forêt de FONTAINEBLEAU, la vie des bêtes, des plantes. Incidence de la forte fréquentation sur les milieux naturels. Analyse de la gestion forestière parfois approximative. Un site fait par un naturaliste pour les naturalistes.

jeudi 29 octobre 2009

-GERSAR - GRAVURES RUPESTRES

Le rédacteur de photonaturefontainebleau nous fait parvenir ce très intéressant article sur des vestiges historiques qu'il nous demande de publier.

Mots clefs: Abri, Abri sous roche, Abri gravé, Gravures rupestres, Essonne, GERSAR,

-Le contexte.

La rivière Essonne coule en contrebas, l'endroit est calme, et bucolique en diable.
En accord avec le président du GERSAR, j'assiste aujourd'hui aux travaux de déblaiement et de "relèvement" d'un nouvel abri orné.

-Description de l'abri.

Début extrait article de Alain Bénard.

«Le site est situé sous un banc de grès très épais et forme un grand abri sous roche se prolongeant par une cavité en tunnel parallèle à l'escarpement.
Au dessus de l'entrée nord, une autre cavité forme un niveau supérieur dont la particularité est de n'être accessible que par une faille s'ouvrant sur le plateau et résultant du détachement d'une grande dalle du banc de grès en place (fig 1 et 2).

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Cette faille, large de 1 m à 1,50 m est recouverte sur la totalité de sa longueur (qui est de 5 m) par une série de dalles calcaires parallèles et à l'évidence disposées volontairement (fig 3).

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Ses deux extrémités ont également été obturées par d'autres dalles placées de champ. Ces dalles proviennent du niveau de calcaire de Beauce surmontant le grès Stampien affleurant au dessus de l'abri.

Cette couverture "mégalithique" est bien énigmatique. À une époque indéterminée, il y a eu volonté de transformer cette faille et sa cavité latérale en un ensemble clos. Aucun indice ou vestige archéologique ne permet de préciser la date de la réalisation de cette structure ni sa destination».

Fin de citation.

Au printemps 2008, une équipe du GERSAR entreprend de dégager la cavité supérieure de cet ensemble gravé découvert, par Christian M.

La paroi gravée. (cavité supérieure)

Après l'évacuation du remplissage, constitué de terre limoneuse un panneau de 1,80 m sur 1,50 apparait dans toute sa beauté. Ce panneau est entièrement occupé par un ensemble très dense de gravures.

«Une des premières impressions ressentie au fur et à mesure que nous dégagions le panneau concernait la pureté et l'authenticité de ce que nous découvrions: aucun graffito, aucune inscription historique ne le polluait. (Christian M 2009)

-Les représentations remarquables.

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-L'équidé 1 (fig 7/1).

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-La représentation animalière (fig 7/2).

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-La représentation pisciforme (fig 7/9).

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-L'équidé 2 (fig 7/11).

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-Procédure.

Bien entendu, une fois découvert, l'abri orné est répertorié puis  localisé de manière très précise, le GPS rend alors de très grands services durant cette opération.

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Des fiches synthétisent les renseignements collectés.

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Ces relevés font l'objet d'échanges riches et animées...

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Pour établir ces calques de gravures, il faut faire  un relevé méticuleux in situ

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Il faut "jouer" de la balayette très délicatement, sans altérer les gravures, pour les débarrasser des éléments minéraux , puis une feuille en matière plastique et des feutres à la main...

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les relevés peuvent commencer...

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N'oublions pas que les acteurs sont dans l'obscurité et parfois dans des positions acrobatiques !

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Dans le cas présent les gravures avaient été préalablement dégagées d'une importante couche de sédiments.

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Les relevés sont toujours complétés par une prise de vue photographique,

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qui viendra étoffer le dossier de l'abri gravé.

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Le numérique permet de travailler en temps réel.

-Synthèse.

Localisations, calques de relevés, photographies constituent un dossier transmis aux services archéologiques de l'État et du département. Notons au passage que l'étude de cet abri a bénéficié d'une aide du Conseil général de l'Essonne, preuve de l'intérêt porté au travail des bénévoles !

La synthèse de ces travaux parait régulièrement sous forme de bulletins.

Quelques abris particulièrement remarquables ont fait l'objet de relevés intégraux, il s'agit là d'un travail colossal. En consultant l'album mis en ligne ICI ALBUM PHOTO  vous pourrez imaginez le nombre d'heures qu'il faudra consacrer à celui-ci !

Pour plus détails concernant cette découverte remarquable je vous invite à lire les comptes-rendus établis à cette occasion et parus dans :

Art Rupestre N° 56 : (Publication du GERSAR)

-Le relevé des gravures doc 01

-La découverte doc 02

Mes plus vifs remerciements à Alain, Christian et Laurent  pour cette journée riche et instructive passée en leur compagnie.

Nota. J'ai volontairement baptisé cet abri d'un nom un peu fantaisiste, et caché les noms des lieux afin de protéger, l'intégrité de cet ensemble gravé, et la tranquillité du propriétaire.




 

 

 




   

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mardi 20 octobre 2009

-MOUDRE SON GRAIN AU NÉOLITHIQUE.

Le rédacteur de photonaturefontainebleau nous fait parvenir ce très intéressant article sur un vestige historique qu'il nous demande de publier.

Mots clefs:  Meule. Néolithique.Faÿ Lès Nemours . Grès, Meule à main, Meule dormante, Molette,

1-Le cadre historique.

Il est admis que la culture des céréales serait apparue au néolithique, c'est à dire entre moins 10 000 ans et moins 2000 ans avant notre ère. Les plus anciennes traces de cultures de céréales auraient été retrouvées  dans une région baptisée "Le Croissant fertile".

Ces cultures de céréales semblent aller de pair avec la création d'outils et d'accessoires permettant la récolte, le stockage et le "traitement" des récoltes.

2-Les traces et indices de ces cultures disparues.

Cette meule, véritable jalon historique serait un ultime témoignage de cette époque néolithique. C'est une des rares meules de Seine et Marne, et la seule à notre connaissance à être encore en place sur les lieux mêmes où elle semble avoir été utilisée.

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3-Situation géographique.

Les meules pouvaient être proches des habitations ou être placées à l'intérieur d'un bâtiment. Mais nous pouvons également admettre qu'une meule pouvait se trouver près d'un lieu de récolte ou d'extraction (cas de l'ocre).

Meule_neolithique_04 

Les meules retrouvées en Seine et Marne sont généralement constituées d'un solide bloc de grès, difficilement transportable. Un possible transport ne doit pas être pour autant écarté.

De nombreuses civilisations possédaient des meules transportables, beaucoup moins massives que celle-ci.

L'absence de ce type de meule dans notre région ne signifie pas que les meules portatives n'existaient pas !

4-Destination des meules.

Les meules peuvent servir à broyer des grains mais également des végétaux, des os, des terres colorantes, des fruits secs (noix, noisettes, faines, etc) rien ne permet d'affirmer avec certitude la destination de cette meule.


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La meule pour être efficace doit offrir une surface rugueuse afin de bloquer les grains ou matières placés à l'intérieur, au passage de la molette les grains ou les matières sont déchirés.

5-Choix du bloc pour la confection de la meule.

Les concepteurs de cet outil, auraient pu retenir certains de ces critères pour effectuer leur choix :

-bloc de pierre nécessitant peu d'aménagements.

-situé aux abords de l'habitation, du lieu de récolte ou d'extraction des matériaux à moudre. Nous pouvons admettre malgré le poids  que le bloc peut être transporté là où il sera utile.

-d'une hauteur telle que son utilisation soit aisée.

-offrir une surface relativement plane.

-ne présentant aucune fissure mettant en péril la pérennité de l'outil.

-d'une qualité de pierre homogène, facilitant le creusage puis le piquetage.

6-Préparation de la meule.

Une fois le bloc rocheux sélectionné quelques aménagements peuvent être faits:

-Creuser une cuvette destinée à retenir les matières à réduire.

-Piqueter l'intérieur de la cuvette à l'aide d'un percuteur.

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7-Aspect de la meule.

L'intérieur de la meule peut être en rapport avec le résultat attendu. Un piquetage grossier (peu d'aspérités capables de retenir les matières) peut produire une "farine" ou plutôt une mouture grossière, à l'inverse un piquetage fin et soigné peut fournir  une mouture fine.

L'observation minutieuse de ce vestige révèle

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-Une zone fortement usée à la suite de l'utilisation de la meule (A).

-Une zone apparemment piquetée en bon état (C).

-Deux parties, éclatées par le gel (B).

-Une ligne de fracture (D).

Le piquetage d'origine disparait après de nombreuses utilisations, la meule devient inefficace, et doit être à nouveau piquetée.

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Celle que nous avons sous les yeux est pratiquement lisse au toucher, et paraît peu performante, l'utilisateur ou "utilisatrice" (*1) devait consacrer plus de temps et d'énergie que sur une meule bien piquetée. Mais ne connaissant pas la destination de cette meule il est difficile de se prononcer avec certitude. Elle a pu être également délaissée au profit d'une meule tournante.

(*1) Comme c'est encore le cas dans beaucoup de "civilisations" actuelles je pense que les travaux répétitifs et pénibles du passé, ont dû être confiés aux plus faibles, c'est à dire à "celles" qui depuis la nuit des temps servent les hommes et les mettent au monde.


8-La molette.

La meule dormante va de pair avec une molette, c'est une pierre dont les dimensions lui permettent de se déplacer dans la zone où se trouve la matière à réduire, la molette pour être efficace peut être, elle aussi piquetée.

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La molette peut comporter une zone facilitant sa préhension, mais ce n'est pas une obligation. elle peut être faite dans le même matériaux que la meule mais là aussi ce n'est pas une constante.

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Statuette égyptienne (au centre) représentant une femme en train de moudre du grain.

Une meule et sa molette en "situation".

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9-Préservation.

Il semble, d'après l'auteur d'une des notes citées en référence ou en lien  que des "pourparlers" soient en cours pour "évacuer" (2*) ce vestige vers le musée de Nemours.

(2*) J'ai volontairement choisi ce terme car je ne suis pas très favorable à ce genre d'opération, il est en effet dommage de ne pouvoir contempler sur le terrain que des copies lorsqu'elles existent ! Je sais que  laissée sur place cette meule peut être volée, détruite ou vandalisée. De toute façon dans le cas présent il ne restera plus rien après cette évacuation, ni la meule ni sa copie. Et il nous faudra payer pour la contempler,là, c'est encore un autre problème. (j'exprime là un point de vue tout à fait personnel)

10-Divers.

10.1-Le pain.

 

Le "pain" des temps anciens ne devait sûrement pas ressembler à celui que nous pouvons nous procurer  auprès des boulangers. Il est confectionné aujourd'hui avec une farine d'une blancheur à faire pâlir nos ancêtres et contient de nombreux résidus et additifs chimiques.
Non, ce pain complet préparé sans levure devait se présenter sous forme d'une galette plus ou moins noire remplie de son.

10.2-Le blé.

Le blé comme d'autres céréales a subi une pression de sélection, le faisant passer du stade de plante "sauvage" à celui de plante cultivée.

Nous pouvons considérer le Moyen-Orient et l'Égypte comme le berceau du blé.

Actuellement deux types de blé ont une grande importance économique:

-le blé dur ,servant a fabriquer semoules et les pâtes.

-Le blé tendre, appelé également froment utilisé principalement pour la panification.

D'autres variétés anciennement cultivées, méritent d'être citées:

-L'épeautre, cultivé en agriculture dite biologique.

-L'engrain anciennement cultivé est peut-être à l'origine de "notre" blé actuel.


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11-Pour approfondir le sujet.


1-Une excellente étude sur le matériel de broyage en préhistoire.

Les conclusions de cette étude peuvent être "chargées ci dessous.

ICI  Téléchargement Conclusion_matériels_broyage_préhistoire

le texte complet est visible à cette adresse.

http://bcrfj.revues.org/index1682.html#tocto3n3

2-Un excellent site sur les meules.

http://meule-a-main.blogspot.com/

3- Un texte provenant du site Persée

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_1910_num_7_5_11786

4-Acte d'un colloque sur les meules à grains.

http://books.google.fr/books?id=is4ru__ZPpMC&lpg=PA17&ots=gg4mbRgqM1&dq=caracteristiques%20meule%20neolithique&pg=PA17#v=onepage&q=&f=false

5-Document de Jean-Pierre Hofstetter traitant de cette meule

téléchargeable ici


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lundi 13 juillet 2009

-ALBUMS PHOTOS GRAVURES RUPESTRES

Articles extrait du site photonaturefontainebeau.

Pratiquée depuis la nuit des temps la gravure rupestre est bien souvent l'ultime vestige du passage des hommes en des lieux à différentes époques.
Ces témoignages émouvants datent pour la plupart, d'un temps ou l'écriture n'éxistait pas.
En forêt de Fontainebleau on recense plus de mille abris gravés.
Mais avec  l'apparition de l'écriture ces témoignages deviennent plus nombreux, les noms les dates se multiplient, seul un un œil averti saura découvrir ces témoignages d'un autre temps.
Je vous invite à découvrir ces gravures en "feuilletant" les albums mis à votre disposition ci-dessous.

Cliquez sur la photo.

2009-02-23_076_GRAVURES_FORET_DE_FONTAINEBLEAU

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samedi 4 avril 2009

-FONTAINEBLEAU

EN DIRECT DU SITE PHOTONATUREFONTAINEBLEAU

-Pour celles et ceux qui ont envie de découvrir quelques vues du château de Fontainebleau rendez-vous sur les albums photographiques qui viennent d'être doté d'une nouvelle rubrique concernant cet édifice.
D'important travaux de restaurations et d'entretien ont été entrepris et sont en cours actuellement. il était temps que quelques "monnaies" soient consacrées à ce superbe monument, connu dans le monde entier (enfin...presque !)
Cliquez sur la photo pour une visite particulière.


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mardi 24 février 2009

-FONTAINEBLEAU SES GRAVURES RUPESTRES


texte provenant du site photonaturefontainebleau;

Mots clef:

Irrationnel. Gravures rupestres. Religion. Exorcisme. Calvaire. 


Les gravures rupestres de Fontainebleau, intriguent toujours autant les "spécialistes" et ils sont nombreux !

Mais ne cédons pas à la facilité, consistant à se placer "dans la peau" des hommes ayant vécu, il y a des milliers, des centaines d'années, et foulant le sol occupé actuellement par la forêt de Fontainebleau. Comment en effet pourrions nous connaître les profondes motivations de nos ancêtres.

Bien souvent ces signes, gravés pour la plupart dans le grès tendre de nos rochers, avaient une signification particulière. Soyons honnêtes et reconnaissons que les motivations,les savoirs et les codes de lecture de ces pétroglyphes sont à jamais perdus.

Comment, et par quel miracle pourrions-nous appréhender la vie de ces femmes et de ces hommes d'un autre temps.

Certains scientifiques ou érudits, n'hésitent pas à franchir le pas, affirmant aujourd'hui, ce qui, quelques années plus tard, sera démenti par de nouvelles découvertes. Mais nous vivons une période formidable où tout peut être expliqué et où tout est explicable.

Lors de stages de formation professionnelle, nous commençons une histoire, puis, nous demandons à chaque stagiaire de la terminer... 30 individus, 30 fins différentes, et plausibles ! Nous pourrions commencer cette histoire, par la découverte d'une gravure, ressemblant au portrait d'un chevalier avec son heaume...

Comme celle ci, tracée à l'intérieur d'une cavité, notez la "pollution" du graffito, par des traits gravés postérieurement au tracé d'origine.


Chevalier_copie_interdite_photonaturefontainebleau_BIS


Nous sommes à très peu de distance de la chapelle Templière de Fourches,


20070829monum_seine_marne_chapelle_fourches__13


- «Les templiers étaient des moines soldats, ils portaient les attributs propres aux militaires de cette époque, donc il s'agit du portrait d'un templier tracé par un de ces moines soldats, ou un serf de cette époque »

«Un peu facile mon cher Watson, non ? »

- « Regardez ces autres graffitis, des écus »


Ecus_photonaturefontainebleau


«Et alors, qui ?, quand ?. Vos supposées preuves, n'en sont pas ! »

Comme je le dis plus haut, il n'est pas  un jour sans que nous apprenions que telle théorie d'un "spécialiste" est battue en brèche par la découverte d'un autre "spécialiste".

En effet il semble régner une sorte de "conflit" entre ces "spécialistes" de différents pays et de différentes sensibilités. Serait-ce, la notoriété, l'argent qui... excusez-moi, je m'égare.

À défaut de preuves irréfutables, nos esprits peuvent vagabonder et imaginer que..

Les gravures rupestres de la forêt de Fontainebleau sont bien mystérieuses, et nul  ne peut dater avec certitude l'époque,ou plutôt, les époques durant lesquelles ces signes ont été tracés. Il est possible par contre,d'affirmer que telle gravure surchargée par une autre, est postérieure à celle-ci.


Gravure rupestre_copie_interdite_photonaturefontainebleau


Des fouilles effectuées au pied de ces panneaux peints, pourraient   donner quelques pistes, mais encore une fois sans certitude. il existe quelques gravures authentifiées, mais le pourcentage est infinitésimale par rapport au nombre de gravures recensées.

Par contre celles-ci ne prêtent pas à débat, ( gravures militaires du polygone d'artillerie, forêt de Fontainebleau ).


Graffito_copie_interdite photonaturefontainbelau


Graffitis_photonature_fontainebleau


Il existe pourtant d'autres graffitis, apparemment, plus anciens , pouvant avoir un début d'explication. Le cas suivant, pourrait avoir, je dis, "pourrait" avoir, une signification religieuse.

Cette possible explication pourrait être corroborée par des textes parvenus jusqu'à nous et relatant les pratiques religieuses ( mais lisez les liens en fin d'article ), de ces temps "héroïques".

Voyez ce rocher,

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Reconnaissons qu'il a un aspect assez surprenant, les textes écrits laissés par nos prédécesseurs, principalement les religieux, nous disent que le "malin" peut prendre différentes formes et se "glisser" partout.

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Comment ne pas croire que cette formation géologique puisse abriter un esprit malveillant :-).

Et comment croire que ces formes puissent être naturelles, :-) ( mais là c'est un autre débat )

Le principe de précaution, ( si cher à nos dirigeants actuels ) devait exister dans ces temps lointains, et plutôt que de laisser, une possibilité, au malin de s'installer ou de continuer à vivre là, il suffisait d'exorciser ce lieu.

Ce qui fût fait...

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Et quel symbole fût gravé ? ( c'est le seul visible sur l'ensemble du bloc rocheux).

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Un calvaire.

Les "outrages" du temps ont partiellement effacé les sillons, mais ils restent bien visibles, si l'éclairage se fait à l'aide d'une lumière rasante.

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Après avoir tracé ce symbole, le rocher,  se trouvait, peut-être, sous une protection spéciale et nul "malin" ne pouvait désormais, y vivre et à fortiori en sortir pour tourmenter les hommes.
Dans bien des cas, ce type de gravure religieuse n'est pas isolé comme c'est le cas ici, mais accompagné d'autres gravures,ont-elles été faites avant ou après, impossible à dire, si elles ne se chevauchent ou ne s'entrecoupent pas.

Mais il est à l'heure actuelle, impossible de dater avec précision, les sillons tracés dans le grès, sauf à des de très rares exceptions.


Gravure_rupestre_copieinterdite

Les gravures rupestres de la forêt de Fontainebleau, gardent leur mystère et c'est bien ainsi.

À bientôt sur Photonature Fontainebleau, les amis.

Ces pratiques d'exorcisme, ont encore cours de nos jours, voyez ce lien ICI  et cet autre ICI

à lire également ! Téléchargement Programme détaillé du séminaire

Liens utiles:

Un texte clair, réaliste, qui met des points sur les i à propos des gravures rupestres et de leurs interprétations.

LIENS GRAVURES:

LIEN 01

LIEN 02

LIEN 03




Posté par LE CRAPOUILLOT à 18:05 - 20- FONTAINEBLEAU HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 31 mai 2008

-GRAVURES RUPESTRES

UN ARTICLE EMPRUNTÉ AU SITE BANQUE DES SAVOIRS DE L'ESSONNE UNE INITIATIVE DU CONSEIL GÉNÉRAL.

Rechercher les grottes ornées : une passion                     

Relevé difficile des gravures d'un abri orné

Exemple d’abri orné où le re relevé des gravures situées dans des endroits exigus s’avère difficile. Ces relevés se font le plus souvent à l’aide d’une feuille de calque appliquée sur la paroi permettant de reproduire les gravures à l’échelle. © GERSAR

C’est l’historien Amand de Vertus qui, en 1864, rapporte le premier la présence de rochers gravés dans le Bassin parisien : une "chambre de fées" qu’il avait visitée en 1858 à Coincy (Aisne) et qu’on venait de détruire. Trois ans plus tard, un militaire découvre une roche gravée au Mont de Ballancourt (Essonne). Laquelle fait dès 1868 l’objet d’une expédition toute spéciale, l’antiquaire Jules Quicherat et l’historien Henri Marin étant chargés d’interpréter ses pétroglyphes. Ensuite, les découvertes se sont succédées grâce aux prospections d’un grand nombre d’hommes. On compte notamment parmi eux : le géologue Georges Courty, le peintre Frédéric Ede, le préhistorien James-Louis Baudet, ou plus récemment les archéologues Jacques Hinout ou Gilles Tassé. Mais faute d’être connus du grand public, nombre de sites ont souffert de vandalisme. C’est ce qui a motivé, en 1975, la création du Groupe d’études, de recherches et de sauvegarde de l’art rupestre (GERSAR)*, une association d’archéologues amateurs installée à Milly-la-Forêt. Elle compte aujourd’hui cent vingt membres, dont une dizaine travaillent en étroite relation avec des archéologues professionnels.

Buno-Bonnevaux : motifs d’époque historique

Buno-Bonnevaux (91) : Exemple de motifs d’époque historique  © GERSAR

Sa principale activité consiste à rechercher, en forêt de Fontainebleau, des abris ornés qui n’auraient pas encore été mis au jour, puis à en étudier les gravures. Toutefois, grâce à l’expérience acquise au fil des années, elle s’intéresse également à l’art rupestre en dehors du Bassin parisien. Le GERSAR a ainsi étudié des sites de Haute Maurienne, des Deux-Sèvres, des Vosges, du Queyras, du Tardenois… Son travail de prospection se fait de préférence en hiver, quand la végétation risque moins de masquer les entrées des abris. Un travail de longue haleine, que ne guide malheureusement aucun indice topographique ou géographique, mais qui permet la découverte d’une vingtaine d’abris ornés chaque année.

Une fois repérés, ces abris sont répertoriés et localisés de manière précise. Pour chacun d’eux, le GERSAR établit une fiche qui récapitule tous les renseignements enregistrés et la transmet aux services archéologiques de

Champcueil, abri du Bois du vieux Cimetière

Champcueil (91), abri du Bois du vieux Cimetière : relevé exhaustif des gravures d’une des parois de l’auvent, avec localisation et détails des trois anthropomorphes (?) ou oiseaux (?) qui sont remarquables. © GERSAR

l’État et du département. Naturellement, on prend alors des clichés photographiques du site. Par ailleurs, quand la morphologie de l’abri le permet, les membres de cette association s’attachent aussi à faire le relevé de ses motifs. Quelques abris remarquables par l’abondance et la qualité des gravures ont d’ailleurs fait l’objet de relevés intégraux : c’est le cas des abris du Village et du Trou du Sarrazin (Villeneuve-sur-Auvers), de celui de la Butte Noire (Valpuiseaux), de la grotte du Cavalier (Milly-la-Forêt), ou encore de l’abri du Larris des Boulins (Buno-Bonnevaux).

Enfin, les membres du GERSAR portent spécialement leur attention sur quelques motifs fréquemment retrouvés comme la triple enceinte, les anthropomorphes et les figures évoquant des pieds, des cuvettes ou des cervidés. But de l’opération : voir par quels détails ils diffèrent d’un site à l’autre, étudier leur répartition et parvenir à les interpréter et à les dater. Près de cent cinquante ans après leur première découverte, les abris ornés du Bassin parisien donnent toujours du fil à retordre aux archéologues !

MEMBRE DU GERSAR  C'EST TOUJOURS AVEC BEAUCOUP DE PLAISIR QUE JE PARTICIPE AUX SORTIES ORGANISÉES.

SI VOUS DÉSIREZ AVOIR UN APERÇU DES RICHESSES RENCONTRÉES DURANT CES JOURNÉES. ALLEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS ET CHARGER UN MONTAGE QUE JE VIENS DE RÉALISER.

           20080518_SORTIE_GERSAR_MONDEVILLE

 
 

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mercredi 19 septembre 2007

-Gravures rupestres. Similitudes surprenantes.

Article aimablement mis à notre disposition par Photonaturefontainebleau.neufblog.com



Les gravures rupestres de la forêt de Fontainebleau.

Il existe des coïncidences troublantes voici deux photographies :

-De la Dame de Saint Sernin et d'une gravure réalisée dans un abri gravé de la forêt de Fontainebleau.
Comment expliquer une telle ressemblance ?

Voici la statue menhir dit«la Dame de Saint Sernin», actuellement déposée au musée Fenaille à Rodez, observez bien les gravures faites au niveau du visage.

1107879756_statue_menhir

Photographie provenant de la toile

Et voici une gravure rupestre relevée en forêt de Fontainebleau dans un abri orné.

Grav

Dans les deux cas les traits horizontaux au niveau du nez représenteraient des scarifications ( les personnes sensibles aux souffrances infligées à nos semblables ne doivent pas aller sur ce lien) et ceux circulaires en dessous du nez des colliers.

Si vous désirez des compléments d'informations sur le passé historique du massif de Fontainebleau allez sur ce lien.  [GERSAR]

À bientôt les amis de photonaturefontainebleau.

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vendredi 11 mai 2007

-Polissoirs et haches polies

Article aimablement mis à notre disposition par Photonaturefontainebleau.neufblog.com

Ces rochers étaient, on peut le supposer, des lieux de rendez-vous, où nos grands parents :-)) venaient pour effectuer le polissage de leurs haches,il intervenait après une séries d'opérations visant à ébaucher la hache, à lui donner sa "forme", elles sont dans une grande majorité tirées d'un nucléus de silex.
Après ces opérations de "dégrossissage" intervenait la phase de polissage, réalisé avec de l'eau et un abrasif naturel, le sable !
Qui de l'homme de la femme ou de l'enfant avait "hérité" de cette corvée du polissage, je penche pour... la femme, (comme d'hab) mais avec les conseils de ... l'homme (tout comme la civilisation des chasseurs cueilleurs, il faudrait lire cueilleuses !)

Puis ces haches étaient mise "en service" au profit de l'agriculture naissante, et surtout au service de la déforestation, qui était lancée et qui atteindra son paroxysme avec les moines et les monastères du moins en France et en Europe (mais rassurez-vous la déforestation continue... Victor Hugo a dit: «les forêts précédent les peuples, les déserts les suivent»

Cet outil à première vue rudimentaire est d'une redoutable efficacité,

Hache2_hd

Hache_neolithique

Comparé aux pauvres moyens existants avant son apparition,

À bientôt les amis...

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jeudi 10 mai 2007

-Vestiges du passé francilien

Article aimablement mis à notre disposition par Photonaturefontainebleau.neufblog.com


Suite...
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Voici donc une hache en pierre polie, beau travail !
2007_05_06_f_fb_048
Des heures et des heures d'un travail minutieux pour obtenir une symétrie parfaite,
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Un tranchant digne de nos haches actuelles,
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Emmanchées  d'une façon ou d'une autre sur un morceau de bois de cerf, comme ici,

Hachez

Suivant leur position elles pouvaient donc indifféremment se transformer en Haches ou en Herminettes. parallèle au manche: hache, perpendiculaire au manche: herminette.

À suivre...

Posté par LE CRAPOUILLOT à 18:13 - 20- FONTAINEBLEAU HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 9 mai 2007

-Polissoirs et haches polies

Article aimablement mis à notre disposition par Photonaturefontainebleau.neufblog.com

Rencontre avec notre lointain passé, HACHES POLIES et POLISSOIRS.

La Nature mène à tout.
Mais le sujet de cet article est plus en rapport avec l'environnement.
Au cours de vos promenades,vous avez peut-être rencontré ces rochers étranges, qui de loin ne se distinguent des autres que par un détail.

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Et ce détail a son importance dans notre histoire régionale, le voici...
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Approchons nous,
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Un peu plus s'il vous plaît,
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Voilà c'est parfait
Que voyons nous ? des rainures profondes et régulières, qui de toute évidence ne sont pas naturelles, est-ce un animal ? certainement pas ! la roche, ici du grès, est bien trop dure pour être "attaquée" par les griffes ou les dents d'une bête.
Il ne peut s'agir que de mammifères bien connus... et oui , nos prédécesseurs du NÉOLITHIQUE ont installé un atelier à cet endroit,ce rocher servait au polissage.
Que venaient-ils polir à cet endroit ?
Le mystère à été levé depuis longtemps, ces rochers appelés POLISSOIRS (un lien bien utile si vous voulez en retrouver dans la région ou en France) servaient à nos ancêtres pour polir des HACHES en PIERRE, comme celle-ci,

À suivre...

Posté par LE CRAPOUILLOT à 21:17 - 20- FONTAINEBLEAU HISTOIRE - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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